Voici les paroles d'une chanson de Madame Kay qui me touche particulièrement parce qu'elle décrit un sentiment que j'ai connu trop souvent:
Avril, c'était en septembre, la rentrée,
C'est ce jour là que je t'ai rencontré,
Le matin, je me levais pour te voir,
Tu m'ignorais sans même le savoir.
Mais est ce qu'au moins tu savais
Que près de toi j'existais en secret ?
Et quand tu ne regardais pas,
Moi j'étais comme au cinéma, les yeux sur toi.
Je me disais peut être un jour,
Tu me rendras mon amour, quand je serai pret,
En attendant je laisserai ici,
La lettre pour toi.
J'ai passé une année à t'admirer,
Mais je n'ai jamais osé te parler.
Au mois d'août tu partais loin de moi
Et je t'ai vu pour la dernière fois.
Ca servait à rien, en avait rien en commun
Et après tout j'en avais pas besoin.
Ca servais à rien de connaitre la fin...
Mais est ce qu'au moins tu savais
Que près de toi j'existais en secret ?
Et quand tu ne regardais pas,
Moi j'étais comme au cinéma, les yeux sur toi.
Je me disais peut être un jour,
Tu me rendras mon amour, quand je serai pret,
En attendant je laisserai ici,
La lettre pour toi.
Narcisse était un jeune homme
D'une très grande beauté,
Un jour dans l'eau d'une fontaine
Il vit son image reflétée.
En découvrant son visage
Il tomba sous son charme,
Il ne put décoller
Ses yeux de ses yeux.
Il essaya d'attraper
Cette autre lui-même,
Mais ce n'est qu'une image,
Un simple mirage.
Ne pouvant se saisir,
Il se laissa mourir.
Cette histoire ne m'est pas étrangère,
Je me retrouve dedans.
Tout comme Narcisse,
Quand je regarde dans l'eau
Je vois un visage très beau
Et je ne peux pas m'empêcher
De toujours le regarder.
Mais cette image ce n'est pas moi,
C'est ton visage à toi
Que j'essaye d'attraper,
Mais tu n'es qu'un mirage
Et je me laisserai mourir
En voulant te saisir.
J'ai tapé quelques mots,
Que je t'ai envoyés,
Sur mon clavier j'ai tapé,
Pour te dire qui j'étais.
On ne se connait ni d'Eve, ni d'Adam,
Et pourtant...
On se dévoile petit à petit,
On se dit comment on vit.
Quelque chose nous sépare,
Le seul moyen de nous voir,
Ce sont nos petits écrans,
Qui nous permettent de communiquer.
J'aimerais faire le pas,
Te voir ailleurs que là,
J'aimerais faire le pas,
Et me retrouver dans tes bras.
Je vois ma vie défiler
Sur des morceaux de papiers glacés.
Je n'y vois que des sourires,
Rires d'enfants, rires d'ados, rires de grands.
Tous les yeux pétillants
D'une joie de vivre,
Tous d'amour ivre.
Ils sont tous dans mon coeur
Qu'ils soient près de moi
Ou qu'ils aient rejoint l'éternité.
Tous leurs sourires réchauffent mon âme,
A toutes ces personnes
Je leurs dédie ces quelques mots.
Sourires passés, sourires présents, sourires futurs,
Je souhaite que cela dure
Toute un éternité,
Sur mes morceaux de papiers glacés.